Aquí si paga en nissarts

 

*Ici on paie en nissarts

 

Du 13 au 16 décembre 2017, notre cabinet participera au projet de l’association República de Nissa en permettant à tout un chacun de payer nos honoraires en monnaie locale nissart.

 

 

Pourquoi participer au projet de la monnaie locale le nissart ?

Notre cabinet a souhaité participer à ce projet de paiement en monnaie locale puisqu’il vise à soutenir le développement et la coopération locale, à favoriser la production, la distribution et la consommation de produits locaux de qualité.

 

Notre cabinet s’était déjà inscrit d’une part dans la réduction de son empreinte carbone en limitant par exemple les impressions ou en adoptant de bonnes pratiques numériques et d’autre part en tendant au maximum vers le zéro déchet.

 

Notre cabinet s’inscrit aussi dans l’économie sociale et solidaire en donnant du temps de manière pro bono à plusieurs associations pour la rédaction de leurs statuts ou en conseillant ces dernières sur leurs droits et ceux de leurs adhérents.

 

Ces autres valeurs écologiques et d’économie humaine sont aussi présentes dans la charte du nissart signée par le cabinet ce qui a amplifié l’adhésion du cabinet à ce beau projet.

 

Qu’est-ce qu’une monnaie locale ?

Une monnaie locale, encore appelée monnaie complémentaire communautaire, vise à favoriser les systèmes de don et d’échanges locaux avec moins d’endettement.

 

Selon l’économiste Bernard Lietaer, « bien conçue, elle crée la quantité de monnaie exactement nécessaire pour mener à bien une transaction qui, autrement, n’aurait pas lieu. Il n’y a donc pas de risque d’inflation »[1].

 

Ces monnaies peuvent être matérielles ou virtuelles.

 

L’existence de monnaies locales en parallèle des monnaies officielles est plutôt ancienne. Au milieu de Moyen-âge dans le Languedoc, il y a eu jusqu’à 17 monnaies locales, complémentaires de la monnaie royale qui avait également cours.

 

À la suite de la crise de 1929 pour soutenir les économies locales des bons ont été mis en place à Wörgl (Autriche) permettant de maintenir un taux d’emploi. Le wara à Schwanenkirchen (Allemagne) ou encore le valor en 1933 (France) proposé par la mutuelle nationale d’échange avant d’être interdit deux ans plus tard, ont aussi été créés pour faire face à la crise.

 

La loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire encadre l’utilisation de monnaies locales complémentaires.

 

Il existe en France diverses monnaies locales. Elles sont actuellement au nombre de 47. On peut citer pour les deux plus anciennes monnaies locales modernes la commune pour le bassin de vie du Roannais (2010) et l’abeille à Villeneuve-sur-Lot (2011).

 

En PACA, le renoir été lancé pour la ville de Cagnes-sur-Mer en 2016 mais il existe encore le centifolia pour le pays de Grasse ou la roue présente sur plusieurs départements y compris hors région. Le nissart vient donc compléter cette liste pour le pays de Nice.

 

[1] Bernard LIETAER, Economiste, in Mutation mondiale, crise et innovation monétaire, p. 42

Comment et quoi payer en nissart ?

Toutes les prestations proposées par le cabinet, qu’ils s’agissent de prestations d’avocat ou de médiateur, peuvent être payées en tout ou partie en nissart.

 

Les nissarts peuvent être échangés auprès l’association República de Nissa au sein de la boutique Lou Carretoun, 18 boulevard Jean Jaurès – 06300 Nice (arrêt de tram cathédrale vieille ville) du lundi 11 décembre au samedi 16 décembre de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30.

 

Les nissarts sont émis sous la forme de billets de 1, 2, 5, 10, 20, 50 et 100 nissarts.

Il est rappelé qu’un nissart équivaut à un euro et que la monnaie se rend sur du nissart en nissart.

 

Au sein du cabinet vous pourrez régler entre autres :

  • Le premier rendez-vous avec un avocat à 150 nissarts,
  • Le premier rendez-vous avec un médiateur à 150 nissarts,
  • Une consultation simple en droit à 50 nissarts,
  • Les droits de plaidoiries de 13 nissarts